Un ciboire volé en 1980 vient d’être retrouvé!

Article paru sur : http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20120921_00208137&postcode=7860

Reportage de No Télé : http://www.notele.be/index.php?option=com_content&task=view&id=21554&Itemid=31

TOURNAI/LESSINES – Un ciboire volé en 1980 à Lessines, puis retrouvé, a été installé au sein du musée de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines. Sécurisée, cette pièce d’orfèvrerie du 17e sera à nouveau visible.

Lors du 150e anniversaire de l’indépendance de la Belgique, la Fédération du tourisme de la Province du Hainaut avait organisé en 1980 une exposition en l’église Saint-Pierre de Lessines. Celle-ci regroupait les plus belles pièces d’orfèvrerie de Lessines.

La première nuit de l’exposition, l’église fut victime d’un cambriolage et 30 pièces furent volées. Depuis ce vol, deux pièces, l’une de l’église St-Pierre et l’autre de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose, ont déjà été retrouvées. Une 3e pièce, un ciboire de la seconde partie du 17e siècle, a été «restituée» en juillet dernier.

Selon la version officielle, la veuve d’un antiquaire de Knokke-Heist s’était rendu compte que ce ciboire avait été volé. Elle en avait informé le parquet de Bruges qui avait alerté le parquet de Tournai. La réinstallation de ce ciboire en l’église St-Protais et St-Gervais de Bois-de-Lessines n’étant pas possible pour des raisons de sécurité, la fabrique d’église a mis en dépôt cet objet du culte à l’Hôpital Notre-Dame à la Rose.

Haute de 42cm, cette pièce est en vermeil, de l’argent couvert d’une pellicule d’or. Répertorié par l’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA), ce ciboire a été installé dans le musée qui accueille quelque 800 étains, des porcelaines de Bruxelles et de Tournai, de nombreux cuivres (chandeliers, bassinoires et seaux), 140 pièces d’argenterie et d’orfèvrerie et des linges précieux.

Ce trésor reflète l’importance des moyens financiers de l’institution à l’époque. L’hôpital Notre-Dame à la Rose fut fondé en 1242 par Alix de Rosoit, princesse française, veuve d’Arnould IV d’Oudenaarde, bailli de Flandres et seigneur de Lessines. Blessé lors d’une bataille près de Poitiers en 1242, Arnould est décédé quelques semaines plus tard. Héritant d’une fortune considérable, son épouse réalisa les dernières volontés de son mari. Plutôt que de distribuer l’argent, elle investit dans la fondation d’un hôpital pour les pauvres. L’hôtel-Dieu lessinois est contemporain de tout le mouvement hospitalier qui s’est développé en Europe aux 12e et 13e siècles.

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